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Historique

1971-1975 : Génèse du projet 308

Turin 1971, l’étude de la « P6 » annonce le dessin de la future 308… elle est signée Leonard Fioravanti, pour Pininfarina.

Prototype P6 Prototype P6 Prototype P6

1974, la 308GT4 dessinée par Bertone est la première Ferrari de route à moteur V8. Cette 2+2 anguleuse assez peu esthétique réussira pourtant à concillier 4 places et un moteur central transversal ainsi qu’un excellent comportement routier.

1975, afinde relancer ses ventes qui ont tendances à stagner avec la 308GT4, Ferrari finalise un nouveau modèle de berlinette à moteur central mais cette fois avec le fidèle cabinet de design « Pininfarina » et renoue avec le sigle « GTB ».

Salon de Paris 1975

C’est en octobre 1975, au salon automobile de Paris, que Ferrari présente pour la première fois sa toute nouvelle 308GTB, elle succède dans la gamme des berlinettes à la 246GT, mais avec une différence de taille car le moteur n’est plus un V6 mais un V8. Celui-là même qui équipe déjà la 308GT4 inaugurée quelques mois auparavant en 1974.

moteur 308 gtb - 1976 Prototype P6

La ligne quant à elle est dérivée des 365 GT4/512BB (Berlinetta Boxer) première Ferrari à moteur central, seules les entrées d’air triangulaire latérales sont issue de la 246GT. Autre nouveauté la coque est en polyester (vetroresina en italien), procédé qui permit à l’usine de sortir plus rapidement ce nouveau modèle. Le moteur développe 255ch alimenté par 4 carburateurs Weber, et utilise un carter sec.

La GTS à coque acier

La GTS à coque acier

A la fin de l’année 1976, les premiers modèle en coque acier font leur apparitions aux Etats-unis (oct-76), de nombreuses coques polyester seront encore produites jusqu’en avril 1977.

Septembre 1977, la sortie de la version GTS découvrable aura un si grand succès que la production de 308GTB/S battra en 1978 tous les records de la firme de Maranello, avec deux fois plus de GTS que de GTB. Tendance qui ne cessera de durer tout au long de la production de la 308.

En effet toutes versions confondues Ferrari vendra au total de 1975 à 1985 :
8004 GTS contre 4139 GTB.

La révolution de l'injection

La révolution de l'injection

C’est en mars 1980 aux USA et en novembre 1980 pour les versions Europe que les 308 recoivent l’injection pour s’accorder aux nouvelles normes anti-pollution nord américaines.
Les 308GTBi et GTSi voient le jour mais décoivent les puristes car la voiture perd ses fameux carburateurs, sa sonnorité et surtout passe de 255 à 214ch !!

Cette évolution est très mal recçu par la clientelle et les venets accusent immédiatement une baisse significative.

Autre changement : le moteur perd son carter sec, se voit équiper d’une double sortie d’échappement (pot catalytique aux USA sur toutes les 308 depuis 12/1977), un équipement intérieur modifié et enfin les jantes deviennent TRX (monte millimétrique).

A noter qu’en parallèle à la 308, Ferrari commercialise pour le seul marché italien une version « défiscalisée » de la 308 : la 208 (avec un moteur de 2L de cylindrée comme son nom l’indique) comme ce fût déjà le cas avec la 208GT4.
Elle aussi déclinée en version GTB et GTS, et même une version turbo avec l’arrivée de l’injection. Modèle reconnaissable à ses prises d’air additionnelles de type NACA.

208GTB 208turbo prise NACA

Ferrari 208GTB & 208Turbo

308 en compétition

308 en compétition

En 1981, pour la première fois une 308 Groupe IV préparé par Michelotto débute avec le team Pozzi une belle carrière en rallye, alors chasse gardée des Lancia dans le groupe FIAT.
Mais la 308 tire son épingle du jeu grâce au talent de pilote comme Jean-claude Andruet pour le plus célèbre d'entre eux.
Pendant 3 ans les 308 gagnerons de belles vistoires en championnat :
-1er au rallye de Sicille 1981
-1er au rallye Quattro Regione 1981
-1er au Tour Auto 1981 et 1982
-2eme au Tour de Corse 1982
-1er au critérium des Cevennes 1982
-1er au rallye du mont blanc

Dernière évolution: la 308 Quattrovalvole

Dernière évolution: la 308 Quattrovalvole

Pour relancer les ventes, au salon de Paris en 1982, Ferrari présente son ultime évolution de 308 : la Quattrovalvole.
Avec une culasse redessinée accueillant désormais 4 soupapes par cylindre la voiture regagne ainsi quelques precieux chevaux qui manquaient aux GTB/Si et afiche desormais 240ch.

Parmi les autres modifications, on notera un gain de poids, des chemises renforcées au Nickasil, une grille d'aération supplémentaire sur le capot avant, de nouveaux rétroviseurs, une calandre avec des projecteurs anti-brouillard permettant de faire des appels de phare sans lever les phares escamotable et un traitement anti-corrosion "Zincrox" à partir de 1984.

Grace à toutes ces améliorations la sortie de la QV sera un grand succès commercial, qui finira d'ancrer définitivement le concept de berlinette V8 à moteur central dans la gamme Ferrari, qui perdure encore aujourd'hui.

C'est au salon de Frankfort en 1985 que la saga 308 s'achèvera avec la présentation de sa remplacante la : 328
mais là c'est une autre histoire ...

Vu à la TV …

L’histoire de la ferrari 308 est étroitement liée, et ceci pratiquement depuis l’origine, à la série télévisée à succès « Magnum P.I ». Si bien que la majorité des gens qui voient une 308 aujourd’hui disent: « c’est la Ferrari de Magnum ! ».

Les 162 épisodes furent diffusés de 1980 à 1988. Thomas Magnum (l’acteur Tom Selleck) vétéran de la guerre du vietnam , est le gardien de la propriété d’un célèbre romancier ; Robin Masters; et bénéficie en compagnie du majordome très anglais « Higgins » de la vaste propriété d’Honolulu (Hawai) et surtout de sa Ferrari 308.

C’est ainsi qu’au cours de 8 ans de la série la production utilisera pas moins de 4 voitures suivant ainsi l’évolution des modèles avec 2 versions carburateurs GTS de 1979 (N°#28585 et #29109), puis une GTSi de 1981 (N°#34567) et enfin une 308 GTSi QV de 1984 (N°#57685). Toutes ces voitures furent modifiées au niveau du siège conducteur pour accueillir les 1,92m de l’acteur Tom Selleck, et de son propre aveux la façon dont il s’extrayait de la 308, participait à l’humour de la série.

moteur 308 gtb - 1976 Prototype P6

288 GTO : la super 308

Pour en finir avec ce petit historique sur la saga 308, on ne peut évidement pas oublier de parler de la 288GTO.
C’est en 1984 que Ferrari lance la fabrication d’une « super » 308 dans le but d’une homologation (« O » pour omologato en italien) en groupe B des rallyes; la ligne plus musclée, le moteur en position longitudinale dévellope 400ch pour 1160Kg; la 288 GTO n’a pratiquement plus aucun point commun avec la modeste 308.

Les 200 exemplaires nécessaire à l’homologation trouvent très rapidement preneur pour ce modèle qui renoue avec le prestige du sigle GTO (Gran Tourismo Omologato). Le succès est si grand que sous la pression de la clientèle Ferrari construira même 72 exemplaires supplémentaires au 200 initiales.

Malheureusement l’avenir de la GTO en course tourne court car peu de temps après sa sortie la réglementation en rallye change et la GTO ne peut plus courir… Ferrari sortira même une 288 GTO Evolution en 1985 (5 exemplaires) pour rivaliser avec les porsche 959, une voiture orientée piste qui augure déjà le dessin de la future F-40.

Malfré cet échec en compétition, le succès commercial de cette « supercar » inaugurée avec ce modèle incitera Ferrari à reconduire le concept à plusieurs reprises avec les F40, F50, Enzo, FXX …etc